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Le deuxième forum de Dakar sur la responsabilité sociale des entreprises (RSE) s’est tenu les
23 et 24 février 2010 sous le Parrainage du Président de la République du Sénégal et sous
la Présidence du Ministre d’Etat, Ministre de l’Industrie, des Mines, de la
Transformation Alimentaire des Produits Agricoles et des PME.
Il a été co-organisé par RSE Sénégal, l’Ambassade du CANADA au Sénégal et le
Secrétariat Permanent du Comité d’Orientation et de Suivi de la Stratégie de Croissance
Accélérée (SCA) de la Primature.
- Avec le soutien :
d’institutions nationales et internationales : Conseil Economique et Social (CES), Comité
National du Dialogue Social (CNDS), Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD),
Université de Haute Alsace (UHA), Agence Française de Développement (AFD)
o d’entreprises : SOCOCIM industries, SONATEL, SUNEOR- Industries, MDL, IAMGOLD,
OROMIN, BICIS, COTOA, FUMOA, COFISAC, SGS, SAR, LE SOLEIL |
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- Les participants au nombre de 350 représentants proviennent des entreprises, des
associations professionnelles du secteur privé, des syndicats de travailleurs, de la société
civile, des consommateurs, des écoles et universités, des administrations, des collectivités
locales, des partenaires au développement, du Gouvernement du Sénégal.
- Les Intervenants panélistes : 38 personnalités et experts reconnus du monde de l’entreprise
et des milieux d’affaires dont le Directeur Général de l’Association sénégalaise de
Normalisation (ASN) qui a présenté une communication sur les grandes lignes du projet de
norme ISO 26 000 sur la RSE ;
- Le format : 03 tables rondes thématiques favorisant l’interactivité entre les panélistes et
avec le public :
o Session 1 : Gouvernance d’entreprise et Ethique professionnelle
o session 2 : RSE et Développement Economique Local
o session 3 : RSE et partenariat environnemental
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LES ENSEIGNEMENTS DU FORUM |
A la question de fond: «La RSE peut-elle être un facteur déterminant de compétitivité des
Entreprises et de l’Economie ?», les participants au séminaire ont répondu à une large
majorité par l’affirmative.
Cependant, ce “oui” est assorti de fortes réserves sur:
-Le niveau général d’organisation et de développement des milieux professionnels, et leur
capacité à porter des politiques de développement social à long terme,
-Le niveau de connaissance de la RSE par les parties prenantes, notamment le référentiel ISO
26000 en cours d’élaboration,
-Le seuil d’organisation des entreprises, des travailleurs et des populations requis pour
pouvoir jouer pleinement leur rôle de parties prenantes,
-L’adaptabilité dans l’univers Sénégalais de la RSE telle que définie dans et pour les pays
développés, notamment au regard de l’importance du tissu de petites entreprises et de
l’économie informelle,
-La sincérité des acteurs: Etat, secteur privé, travailleurs dans leur intention de se remettre en
question pour une application efficace de politiques RSE.
PRINCIPALES CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
I. Promotion de la Culture de la RSE au Sénégal
- Instituer un Cadre national de concertation sur la RSE en prenant comme base le
dispositif de partenariat conclu entre RSE Sénégal, le CNDS et la SCA, et en intégrant les
représentants de toutes les parties prenantes, avec un secrétariat et un programme d’activités
élaboré ;
- Orienter la Recherche scientifique et la réflexion dans le sens d’une définition précise
d’une version de la RSE correspondant aux réalités économiques, sociales et culturelles du
Sénégal en s’inspirant du référentiel ISO 26000;
- Identifier un bassin d’entreprises à initier dans les pratiques RSE et plus spécifiquement à
partir du tissu d’entreprises au Sénégal développant déjà des pratiques similaires ou se
rapprochant des pratiques RSE, et en dresser la cartographie ;
- Promouvoir la RSE auprès de l’ensemble du tissu d’entreprises du Sénégal, y compris et
surtout auprès des PME – PMI et des entreprises de l’économie informelle ;
- Décliner une stratégie de promotion de la RSE sous forme de projets managés par objectifs
mesurables.
II. Renforcement des Fondements des Bonnes Pratiques de management
- La Transparence, par la diffusion d’une information vraie et non exclusive ;
- L’Equité, afin que chaque partie prenante retrouve sa place légitime au regard de sa
contribution à la création de richesse, et dans le respect du bien public ;
- La Durabilité, afin que tous les choix soient faits dans le souci de la qualité et de
l’harmonie entre les parties prenantes, dans une perspective de développement durable ;
- La Rentabilité, comme résultante des options susmentionnées, et comme garante de la
pérennité de l’entreprise, ainsi que de la communauté dont elle assure la prospérité.
- Le référentiel ISO 26000, comme fil conducteur des actions menées dans et hors de
l’entreprise, comme accélérateur et intégrateur de développement.
III. Renforcement du dispositif législatif et règlementaire
- Recenser tous les codes, textes législatifs et règlementaires qui concourent au renforcement
de la RSE et proposer des mesures pour améliorer leur effectivité et leur application ;
- Identifier toutes les structures de contrôle et de régulation dont les missions contribuent à
la consolidation de la RSE et lever les obstacles à la pleine efficacité de leur action.
IV. Développement du plaidoyer de chaque partie prenante
- Lancer un programme d’IEC adapté pour chaque partie prenante, surtout les plus
vulnérables (travailleurs, consommateurs, communautés de base), afin d’améliorer leur
capacité d’analyse, de négociation, de lobbying et de participation effective à l’animation du
cadre national de concertation sur la RSE ;
- Vulgariser la culture de la RSE auprès des citoyens par la méthode de formation de
formateurs, afin d’assurer la dissémination du concept et d’éveiller la conscience collective ;
- Encourager la labellisation des entreprises après soumission à un bilan social et
environnemental dont les contours seront définis par un comité scientifique à partir des lignes
directrices de normalisation contenues dans l’ISO 26 000 ;
- Entreprendre le plaidoyer auprès des centres de décisions et de représentation du peuple :
Gouvernement, Sénat, Assemblée nationale, Sénat, Conseil Economique et Social, Elus
locaux, collectif des partenaires au développement, organisations patronales, organisations
de la société civile, organisations syndicales, confréries religieuses, universités, écoles
supérieures, lycées et collèges, écoles de formation professionnelle.
- Consacrer le leadership de l’Etat dans l’option « Développement par la RSE » par des
engagements forts (réflexion puis comité national RSE)
V. Dimension sous régionale de la RSE
- Promouvoir la RSE dans les pays des espaces UEMOA, CEDEAO, CEMAC ayant en
partage la langue française par des actions de plaidoyer, de formation et la création, au niveau
communautaire, de réseaux d’entreprises socialement engagées.
Source : RSE SENEGAL
Philippe BARRY Expert Secteur privé Coordinateur RSE Sénégal
www.forumrsesenegal.org / www.rsesenegal.com
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